Avocats : anticiper la dépendance et la perte d’autonomie

KERIALIS accompagne ses clients et assurés pour anticiper les aléas de la vie.

La réponse courte : plus tôt qu’on ne le croit, et souvent pour quelqu’un d’autre que soi. Pour un avocat, la perte d’autonomie se présente d’abord à travers ses parents, souvent au moment où le cabinet demande le plus d’énergie. Voici comment s’y préparer, âge par âge.

La première échéance est souvent celle de vos parents

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) recense 3,9 millions de personnes qui aident régulièrement un proche de 60 ans ou plus vivant à domicile, d’après l’enquête CARE Ménages. Dans une étude de juin 2026, elle observe que le nombre de proches aidants à la vie quotidienne a reculé de 340 000 entre 2008 et 2022, soit 6 %. Dans le même temps, l’aide apportée s’intensifie et se concentre davantage sur la famille proche.

Le prix à payer n’est pas qu’organisationnel : selon la DREES, près d’un aidant sur deux déclare au moins une conséquence négative de cette aide sur sa propre santé. Pour un avocat de 45 à 55 ans, qui jongle entre clients, équipe et délais, cette charge arrive à un moment rarement choisi.

Quatre repères d’âge

Entre 45 et 55 ans, c’est souvent le moment où les parents commencent à avoir besoin d’aide. Parler en famille, se renseigner sur les aides disponibles et anticiper l’organisation du cabinet avant d’en avoir besoin évite de décider dans l’urgence. Pour ses salariés, le congé de proche aidant peut aussi entrer en ligne de compte, et mieux vaut y avoir réfléchi avant la première demande. Le mandat de protection future, prévu par le Code civil, permet par ailleurs d’organiser à l’avance sa propre protection ou celle d’un proche.

Entre 50 et 60 ans, il est temps de regarder sa propre couverture. Comme pour la plupart des garanties, plus on s’y prend tôt, plus la souscription est simple. Rien ne presse en apparence, c’est justement ce qui fait qu’on repousse.

Vers 60 ans, le passage à la retraite est un tournant. Pour les salariés du cabinet couverts par un contrat collectif de dépendance, il existe une possibilité de maintenir les garanties à titre individuel, par exemple en souscrivant à KEREO Facultatif.

Vers 85 ans, enfin, c’est l’âge moyen d’entrée en EHPAD selon les enquêtes de la DREES. L’horizon est lointain, mais c’est bien la raison pour laquelle la protection se construit des décennies avant.

Associé, collaborateur, salarié : pas le même point de départ

Les salariés non avocats d’un cabinet doivent bénéficier d’une couverture dépendance via un contrat collectif souscrit par leur employeur, comme KEREO. L’avocat libéral, lui, ne bénéficie pas des dispositifs collectifs : il doit y penser à titre individuel. Le même raisonnement vaut pour les associés, qui sont souvent à la fois employeurs et avocats indépendants.

Ce qu’on peut faire dès maintenant

Trois gestes suffisent pour commencer. D’abord, parler de la question en famille, avant qu’elle ne devienne urgente. Ensuite, rassembler en un seul endroit ses contrats d’assurance et ceux de ses proches, pour savoir ce qui est déjà couvert. Enfin, faire le point avec un conseiller : KERIALIS propose de prendre rendez vous pour étudier la solution adaptée à chaque situation.

 

 

Sources : DREES, « Le nombre de proches aidants à la vie quotidienne baisse de 6 % entre 2008 et 2022 », Études et Résultats n° 1377, juin 2026 ; DREES, « Perte d’autonomie : quels effets sur la santé des proches aidants ? », Dossiers de la DREES ; DREES, enquête EHPA ; Code civil, articles 477 et suivants.