Chaque novembre, des milliers de fumeurs relèvent le même défi en même temps : le Mois sans tabac. Pour sa 11e édition, les inscriptions sont ouvertes depuis le 1er octobre 2026, avec un accompagnement gratuit et personnalisé. Entre deux audiences, un dossier à boucler et un client à rassurer, arrêter de fumer peut sembler irréaliste. Pourtant, plus d’un fumeur quotidien sur deux déclare souhaiter le faire. Voici comment profiter de ce rendez-vous, au cabinet comme à la maison.
Un défi collectif, désormais bien installé
Mois sans tabac est porté par Santé publique France et le ministère en charge de la Santé, en partenariat avec l’Assurance Maladie. Le principe est simple : s’inscrire sur le site officiel de l’opération et tenir 30 jours sans cigarette. Depuis 2016, plus de 2,35 millions de personnes y ont participé, dont plus de 117 000 inscrites en 2025. Institutions, associations, collectivités, entreprises et professionnels de santé relaient chaque année le dispositif.
Pourquoi 30 jours changent la donne
Selon Santé publique France, essayer d’arrêter pendant l’opération multiplie par 2 la réussite du sevrage à un an, par rapport à une tentative sans aide extérieure. Tenir 30 jours sans fumer multiplie par 5 les chances d’arrêter à long terme.
Les bénéfices se font sentir très vite. D’après l’Assurance Maladie, la pression sanguine et les pulsations cardiaques redeviennent normales 20 minutes après la dernière cigarette. Au bout de 24 heures, le monoxyde de carbone est éliminé de l’organisme. En quelques jours, le goût et l’odorat s’améliorent, la respiration devient plus facile et l’énergie augmente. Après un an sans tabac, le risque d’infarctus du myocarde diminue de moitié.
Il n’est jamais trop tard : toujours selon l’Assurance Maladie, arrêter à 40 ans augmente l’espérance de vie de 7 ans, et arrêter à 50 ans de 4 ans.
Des aides gratuites, à portée de main
Pour être accompagné, le 39 89 met en relation avec un tabacologue et propose un suivi personnalisé. L’appel est gratuit, du lundi au samedi de 8 h à 20 h. Tabac info service propose aussi une application de coaching gratuite et un site avec témoignages, questions et réponses.
Côté médicaments, les substituts nicotiniques augmentent de 50 % à 70 % les chances de réussite. Depuis le 1er janvier 2019, la grande majorité d’entre eux sont remboursés à 65 % par l’Assurance Maladie sur prescription, et les pharmacies peuvent dispenser d’avance de frais. Le ticket modérateur peut être pris en charge par la complémentaire santé. Ils peuvent être prescrits par de nombreux professionnels de santé, notamment le médecin traitant, le médecin du travail, les infirmiers, les chirurgiens-dentistes et les kinésithérapeutes. La Haute Autorité de santé préconise de combiner un patch et une forme orale à action rapide.
Un point de vigilance : les cigarettes électroniques ne sont pas des produits de santé et ne sont pas prises en charge par l’Assurance Maladie. Le Haut Conseil de la santé publique estime qu’il n’existe pas aujourd’hui de preuve scientifique suffisante pour affirmer qu’elles aident à arrêter de fumer.
Au cabinet, relever le défi ensemble
Arrêter à plusieurs est plus motivant. Parlez de l’opération à votre équipe, inscrivez-vous en binôme avec un collègue ou un associé, et pensez à solliciter le médecin du travail, qui peut prescrire des substituts nicotiniques. Chacun garde son rythme, mais le défi devient un projet commun.
KERIALIS à vos côtés
Après le remboursement de l’Assurance Maladie, il reste à savoir comment votre contrat intervient en complément. Employeurs, découvrez VITAKER, l’offre santé KERIALIS pour vos salariés. Salariés, retrouvez les garanties de votre mutuelle VITAKER. Un conseiller KERIALIS répond à vos questions au 01 70 99 15 00, du lundi au jeudi de 9 h à 18 h et le vendredi jusqu’à 17 h.
Pour prolonger la réflexion sur la santé au quotidien dans les cabinets, lisez notre article La santé au travail dans les cabinets d’avocats et retrouvez nos rendez vous prévention.
Sources :
Santé publique France, communiqué de presse « Mois sans tabac 2026 : ouverture des inscriptions », 1er octobre 2026 : https://www.santepubliquefrance.fr/sites/default/files/2026-10/cp_mois-sans-tabac_20261001.pdf
Assurance Maladie (ameli.fr), « Arrêt du tabac : quelle prise en charge pour les substituts nicotiniques ? », 4 décembre 2025 : https://www.ameli.fr/assure/remboursements/rembourse/medicaments-vaccins-dispositifs-medicaux/prise-charge-substituts-nicotiniques
Assurance Maladie (ameli.fr), « Les bonnes raisons d’arrêter de fumer », 27 juin 2025 : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/tabac/bonnes-raisons-arreter-fumer
Mois sans tabac : 30 jours qui comptent