Ce qui change dans le domaine de la santé en 2026 : mesures clés pour prévenir, soigner et accompagner

L’année 2026 marque l’entrée en vigueur de plusieurs mesures majeures en matière de santé, visant à renforcer la prévention, améliorer l’accès aux soins et accompagner les assurés tout au long de la vie.
Ce qui change dans le domaine de la santé en 2026 : mesures clés pour prévenir, soigner et accompagner
Ce qui change dans le domaine de la santé en 2026 : mesures clés pour prévenir, soigner et accompagner

À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, plusieurs mesures significatives entrent en vigueur dans le domaine de la santé en France. Elles visent à renforcer la prévention, améliorer l’accès aux soins, à mieux accompagner les patients tout au long de leur parcours, et à intégrer des approches innovantes pour répondre aux besoins actuels.

Taxation des boissons sucrées : un levier pour encourager de meilleurs choix alimentaires

L’un des changements les plus concrets concerne la taxation des boissons édulcorées. À compter de janvier 2026, la taxe sur ces produits est modifiée pour devenir progressive en fonction de la teneur en édulcorants, avec l’objectif d’“améliorer encore son pouvoir incitatif pour limiter leur usage en substitution du sucre”.

Concrètement :

  • une contribution de 4,5 € par hectolitre est prévue pour les produits contenant une quantité d’édulcorants synthétiques inférieure ou égale à 120 mg/L ;

  • et 6 € par hectolitre pour les boissons avec une teneur plus élevée.

Cette mesure s’inscrit dans une politique de prévention nutritionnelle plus large, visant à lutter contre la surconsommation de boissons sucrées ou édulcorées, qui est associée à des risques accrus de maladies métaboliques et cardiovasculaires.

Un nouveau carnet de maternité pour accompagner les futures mamans

Autre changement attendu : l’entrée en vigueur d’une nouvelle version du carnet de maternité, prévue pour le 1ᵉʳ mars 2026. Cet outil, prévu par le Code de la santé publique, accompagne la femme de la grossesse au post-partum. Il contient des informations médicales, des conseils de prévention et facilite la coordination entre les différents professionnels de santé qui suivent la grossesse.

Le ministère souligne que ce carnet est “un outil clé de prévention et de coordination des soins… [qui] délivre des informations et conseils de prévention, des éléments médicaux partagés entre la femme enceinte et les professionnels de santé”.
Remis gratuitement lors du premier examen prénatal, il doit être conservé par la future mère et présenté à chaque consultation.

Infirmiers : élargissement des compétences pour une meilleure prise en charge

Une réforme importante concerne également la profession infirmière. Un décret du 24 décembre 2025 élargit leurs compétences, leur permettant d’initier certains soins sans prescription préalable.

Cela signifie notamment qu’ils pourront :

  • réaliser des consultations infirmières complètes, incluant un bilan clinique et un plan de soins personnalisé ;

  • prescrire certains produits de santé et examens complémentaires dans un cadre réglementé ;

  • prendre en charge de manière autonome des plaies simples.

Cette évolution vise à renforcer l’accès direct aux soins et à améliorer la coordination entre les acteurs du parcours de santé.

Lutte contre la soumission chimique : une expérimentation inédite

Pour renforcer la protection des victimes de violences, une expérimentation contre la soumission chimique est lancée dans plusieurs régions (Hauts-de-France, Île-de-France, Pays de la Loire et Guadeloupe) pour trois ans à partir du 1ᵉʳ janvier 2026.

Cette initiative permettra notamment :

  • le remboursement des examens de biologie médicale pour détecter un état de soumission chimique,

  • ce sans nécessité de déposer plainte au préalable, sur présentation d’une ordonnance médicale.

L’objectif annoncé est de “mieux détecter et prendre en charge les victimes, en s’appuyant sur l’expertise du Centre de référence sur les agressions facilitées par les substances (CRAFS)”.

Amélioration de la prise en charge des prothèses capillaires

Dans le cadre du dispositif 100 % santé, la prise en charge des prothèses capillaires est également renforcée. À compter de janvier 2026, une nouvelle nomenclature les classe en quatre catégories selon leur composition et qualité.

Les classes I et II bénéficient d’une prise en charge intégrale, tandis que les classes III et IV voient leur remboursement augmenté, réduisant ainsi le reste à charge des patients.

Le ministère rappelle que cette réforme est le fruit d’une concertation avec les professionnels et les associations, afin d’“améliorer l’accès à des prothèses de meilleure qualité, plus confortables et esthétiques”.

Revalorisation des consultations et reconnaissance des professionnels

Une autre mesure phare de 2026 concerne la revalorisation de certaines consultations médicales et actes de soins pour mieux reconnaître l’engagement des professionnels de santé.

Parmi elles :

  • revalorisation des consultations en pédiatrie, gériatrie, psychiatrie, dermatologie et urgences ;

  • majoration des consultations longues pour les patients de plus de 80 ans ;

  • révision du forfait versé aux médecins généralistes selon la taille et les caractéristiques de leur patientèle.

Ces évolutions facilitent l’accès aux soins spécialisés, répondent aux besoins démographiques (p. ex. patients âgés ou en situation complexe) et valorisent le rôle des médecins de proximité.

Vers une santé plus accessible et mieux coordonnée

Dans l’ensemble, les mesures qui entrent en vigueur en 2026 traduisent une volonté de renforcer la prévention, améliorer l’accès aux soins pour tous et valoriser les professionnels de santé, tout en mettant l’accent sur une coordination renforcée des parcours de soins.

En intégrant ces changements, les autorités sanitaires espèrent non seulement répondre aux besoins actuels des patients, mais aussi anticiper les enjeux futurs liés au vieillissement de la population, aux défis nutritionnels ou encore à l’accès aux soins dans les territoires.

L’année 2026 marque une étape importante dans l’organisation du système de santé français. Des évolutions réglementaires, financières et opérationnelles visent à rendre le système plus préventif, accessible, et réactif face aux besoins des assurés. Qu’il s’agisse de prévention nutritionnelle, d’amélioration de la prise en charge, ou de reconnaissance accrue des professionnels de santé, ces mesures participent à une politique de santé publique plus complète et adaptée aux défis contemporains.

Source : https://sante.gouv.fr/actualites-presse/actualites-du-ministere/article/decouvrez-tout-ce-qui-change-en-2026-dans-le-domaine-de-la-sante