Le choc démographique de la dépendance
En février 2026, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) a publié une étude qui donne, pour la première fois, une ampleur chiffrée précise au vieillissement de la population française. Le constat est clair : la dépendance va toucher un nombre croissant de familles dans les décennies à venir, et le système actuel n’est pas dimensionné pour l’absorber sans anticipation.
Ce que dit l’étude de la DREES
D’ici 2050, la France comptera près de 23 millions de personnes de 60 ans ou plus (soit environ 5 millions de plus qu’en 2021). Parmi elles, 738 000 personnes supplémentaires seront en perte d’autonomie.
Concrètement, si les pratiques actuelles d’entrée en EHPAD restent inchangées, il faudrait créer 365 000 places supplémentaires en établissement d’ici 2050 (en plus des 640 000 places existantes en 2021, soit une hausse de 56 %). À l’inverse, sans création de nouvelles places, le nombre de bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) à domicile augmenterait de plus de 60 % sur la même période.
Un besoin massif en professionnels
Le second enseignement de l’étude concerne l’emploi. En 2021, 650 000 professionnels (en équivalent temps plein) accompagnaient déjà les seniors en perte d’autonomie, à domicile comme en établissement. Selon les projections de la DREES, il faudrait recruter entre 150 000 et 200 000 professionnels supplémentaires d’ici 2050 (soit une hausse de 25 à 30 % des effectifs actuels), avec deux scénarios possibles : 202 000 emplois si les pratiques actuelles d’entrée en EHPAD sont maintenues, ou 156 000 emplois si la tendance au maintien à domicile se confirme.
Cette tension est renforcée par un autre facteur : le vieillissement des professionnels eux-mêmes. En 2022, 34 % des aides à domicile avaient déjà 55 ans ou plus, ce qui laisse présager un renouvellement massif des équipes dans un secteur déjà en tension de recrutement.
Ce que cela représente concrètement pour les familles
Au-delà des projections nationales, la réalité financière de la dépendance est déjà tangible aujourd’hui. En 2026, le tarif mensuel moyen d’une place en EHPAD s’établit autour de 2 600 à 2 700 euros (hébergement et dépendance compris), avec des écarts importants selon les régions. Une fois les aides mobilisées (APA, crédit d’impôt, éventuelle aide sociale à l’hébergement), le reste à charge moyen se situe encore, le plus souvent, entre 1 800 et 2 100 euros par mois.
Pourquoi anticiper sa couverture dépendance dès maintenant
C’est précisément ce décalage, entre un besoin croissant et des restes à charge déjà élevés aujourd’hui, qui justifie d’anticiper sa couverture dépendance bien avant d’en avoir besoin. Le coût d’une garantie dépendance dépend directement de l’âge de souscription : à titre d’exemple, une cotisation mensuelle souscrite autour de 50 ans peut avoisiner 22 euros, contre plus de 100 euros pour une souscription après 70 ans, pour un même niveau de garantie. Plus la souscription est tardive, plus le risque déjà avéré (et donc le tarif) augmente.
Pour les professions libérales (avocats, experts-comptables) qui ne bénéficient pas toujours des mêmes dispositifs collectifs que les salariés, intégrer une réflexion sur la dépendance dans sa stratégie de protection sociale, au même titre que la retraite ou la prévoyance, permet d’anticiper une échéance qui, d’après les projections de la DREES, concernera un nombre croissant de foyers dans les trente prochaines années.
La solution KERIALIS pour les cabinets d’avocats
KERIALIS propose KEREO, sa solution dépendance dédiée aux cabinets d’avocats. En cas de reconnaissance médicale d’un état de dépendance (impossibilité permanente d’accomplir seul certains actes élémentaires de la vie quotidienne, comme se nourrir, s’habiller ou se déplacer), le salarié bénéficie d’une rente viagère mensuelle (400 euros en cas de dépendance partielle, 800 euros en cas de dépendance totale), sans contrôle médical ni condition d’âge, et sans délai de carence.
Cette offre collective, pensée pour l’ensemble des salariés de la branche des cabinets d’avocats, s’accompagne d’un droit au maintien viager de la garantie en cas de rupture du contrat de travail (sous conditions), et d’une possibilité de poursuite à titre individuel, à tarif préférentiel, au moment du départ en retraite. Une manière concrète, pour les cabinets employeurs, de transformer les constats de la DREES en protection effective pour leurs équipes.
Sources : DREES, Études et Résultats, février 2026, n° 1365 (modèle LIVIA) ; CNSA ; capretraite.fr ; KERIALIS, kerialis.fr.











