Arrêts de travail : vers un changement de modèle en 2026 ?
Une hausse durable qui met le système sous tension
Depuis plusieurs années, les arrêts de travail connaissent une progression continue, tant en volume qu’en coût. Cette dynamique, liée notamment au vieillissement de la population active et à l’évolution des conditions de travail, pèse directement sur l’équilibre de la Sécurité sociale. Elle conduit les pouvoirs publics à repenser en profondeur le modèle actuel, historiquement fondé sur une logique d’indemnisation.
Un encadrement renforcé des arrêts maladie
En 2026, une nouvelle étape est franchie avec un encadrement plus strict des arrêts de travail. La durée des arrêts, notamment initiaux et prolongés, est désormais davantage régulée, avec un suivi médical renforcé. Cette évolution traduit une volonté de mieux contrôler les situations longues et d’encourager une réévaluation plus régulière des arrêts.
Vers une logique de prévention et de responsabilisation
Au-delà des aspects réglementaires, le modèle évolue vers une approche plus globale, centrée sur la prévention et l’accompagnement. L’objectif est de limiter les arrêts évitables tout en favorisant le retour à l’emploi. Cette transformation implique une responsabilisation accrue des assurés, mais aussi des employeurs, appelés à jouer un rôle plus actif dans le suivi de la santé au travail.
Des obligations clés pour les cabinets d’avocats
Dans ce contexte, les cabinets d’avocats doivent veiller au respect de leurs obligations en matière de protection sociale, notamment en complémentaire santé, prévoyance, dépendance et indemnités de fin de carrière. Comme le rappelle KERIALIS, ces garanties sont imposées par la réglementation et la convention collective, et visent à protéger les salariés face aux aléas de la vie professionnelle. Elles constituent également un levier essentiel pour sécuriser les revenus en cas d’arrêt prolongé et accompagner les évolutions du système.











