Du prétoire aux parquets: Coline Diodonnat témoigne

KERIALIS est fière de soutenir l’équipe de basketball du Barreau de Paris.
Du prétoire aux parquets: Coline Diodonnat témoigne
Du prétoire aux parquets: Coline Diodonnat témoigne

Le sport véhicule des valeurs fortes de solidarité, d’esprit d’équipe et d’engagement, qui font écho à celles que nous portons au quotidien. Il joue également un rôle essentiel pour la santé et l’équilibre de vie. Dans des professions exigeantes comme celle d’avocat, souvent marquées par le stress et la sédentarité, la pratique sportive constitue un véritable levier de bien-être.

Pour mieux comprendre ce que représente cet engagement, nous avons rencontré Coline Diodonnat, avocate en droit de la concurrence au Barreau de Paris et membre active de la section basketball, aujourd’hui seule femme engagée en équipe championnat. Elle nous parle de son parcours, de l’essor remarquable de la section, et du sens qu’elle donne à cette double vie d’avocate et de sportive.

 

Parcours personnel

Coline Diodonnat, vous êtes avocate en droit de la concurrence au Barreau de Paris et membre de la section basketball. Quel a été votre parcours, tant professionnel que sportif ?

Sur le plan professionnel, après avoir réalisé une licence de droit privé, je suis partie étudier une année aux États-Unis, en Oklahoma. J’ai ensuite réalisé un master droit des affaires et fiscalité DJCE (à l’Université Jean-Moulin Lyon III), puis passé le Barreau de Paris, que j’ai obtenu en 2024. Je suis actuellement avocate en droit de la concurrence et de la distribution au sein du cabinet Maulin Avocats, cabinet reconnu pour son expertise dans ces spécialités.

Sur le plan sportif, j’ai commencé le basket à l’âge de 10 ans et demi, puis plus tard, j’ai intégré le pôle espoir basket de ma région et rejoint les équipes minimes France et cadettes France des clubs de l’ASM et Beaumont. J’ai ensuite évolué en nationale 3 pendant quelques années, dans ce dernier club. Après avoir allié études et sport pendant plusieurs années, j’ai été contrainte d’arrêter le basket pour pouvoir suivre ce cursus universitaire très exigeant.

Présentation de l’association

Pouvez-vous nous présenter la section basketball du Barreau de Paris : son origine, son fonctionnement et l’esprit qui l’anime aujourd’hui ?

Coline Diodonnat : La section a longtemps été en sommeil, faute de réussir à obtenir des créneaux d’entraînements réguliers, ce qui ne l’a pas empêchée d’être sacrée championne du monde des Avocats en 2019. Le véritable essor a eu lieu après la pandémie du COVID-19 lorsque la section s’est restructurée et a réussi à pérenniser un créneau d’entraînement hebdomadaire qui regroupait alors moins d’une dizaine de membres.

Désormais, nous avons plus de cinquante inscrits bénéficiant de deux créneaux d’entraînements par semaine avec un coach et à des horaires compatibles avec les exigences de notre profession. Nous sommes également 28 inscrits en compétition, la section ayant depuis cette année deux équipes engagées en championnat régional entreprise (une dans chaque division) avec des rencontres se déroulant le samedi après-midi d’octobre à avril dans Paris.

Nous sommes évidemment ravis de cette forte croissance, d’autant plus que celle-ci s’est faite tout en conservant nos valeurs : inclusion, confraternité, plaisir de jouer et esprit de compétition.

Engagement dans la section de Basket du Barreau de Paris

Comment avez-vous découvert la section basketball du Barreau de Paris et à quel moment avez-vous décidé de la rejoindre ?

J’ai découvert la section quand j’étais élève avocate. Nous avions été informés du fait qu’il existait de nombreux sports au barreau, et c’est tout naturellement que je me suis dirigée vers le basket. J’ai rejoint la section quelques mois après mon entrée à l’école des avocats.

Qu’est-ce qui vous a convaincue de vous investir durablement dans cette équipe ?

Je pense que la passion pour ce sport et la très bonne ambiance qui règne dans ce groupe m’ont convaincue. Nous avons aussi un fort esprit de compétition, ce qui rend les entraînements et matchs très intéressants.

Vous menez de front une carrière exigeante d’avocate, votre vie personnelle et une pratique sportive régulière. À quoi ressemble une semaine “type” dans votre quotidien ?

Je travaille toute la semaine au cabinet. C’est un travail effectivement exigeant, passionnant et très prenant. J’arrive, toutefois, dans la mesure du possible, à rejoindre les entraînements deux fois par semaine, les soirs. J’ai également match le samedi avec l’équipe première de la section basket, au sein de laquelle j’occupe le poste de meneuse de jeu.

J’ai aussi aujourd’hui la chance d’exercer au sein d’un cabinet qui me permet de concilier vie professionnelle et pratique sportive.

Le sport est-il pour vous un exutoire, un levier de performance, un espace de décompression… ou tout cela à la fois ?

Je pense que c’est un mélange de tout cela. Le sport me permet de décompresser, car nous faisons un métier très exigeant. Je reste toutefois très compétitrice dans l’âme de sorte que, même au basket, je suis assez mauvaise perdante.

La place des femmes dans l’équipe

Vous êtes actuellement la seule femme engagée dans l’équipe championnat. Comment vivez-vous cette situation ?

Je suis effectivement la seule femme dans l’équipe championnat mais je pense m’être bien adaptée, surtout au niveau physique, car c’est là que le défi se trouve pour moi. J’essaie de jouer de la manière la plus intelligente possible, avec mes qualités. Je dirais également que nos adversaires me respectent, mais n’hésitent pas à me défier sur le terrain.

Au niveau de mon équipe, j’ai de la chance d’avoir des coéquipiers bienveillants et vraiment adorables, qui me font confiance et qui font tout pour que je me sente le plus à l’aise possible. Ils ne manquent toutefois pas de me taquiner, dès que l’occasion se présente.

Pensez-vous que la section pourrait attirer davantage de femmes à l’avenir ? Qu’est-ce qui pourrait favoriser cette dynamique ?

Oui, je pense vraiment que la section pourrait attirer davantage de femmes. Nous avons d’ailleurs de plus en plus de femmes qui viennent faire des essais à nos entraînements et l’effectif féminin continue ainsi de s’agrandir. J’espère qu’à l’avenir, de plus en plus de femmes continueront de venir et je peux leur garantir qu’elles s’épanouiront avec nous !

J’espère en tout cas que cet article les motivera à nous rejoindre.

Dynamique et développement de la section

La section est passée d’un noyau de 7 à 8 membres assidus à plus de cinquante adhérents aujourd’hui. Comment expliquez-vous cette progression ?

Je pense que cela s’explique par la pertinence de la structure mise en place par la section. Beaucoup d’entre nous sont des anciens joueurs et joueuses de club qui ont dû arrêter par manque de temps ou de compatibilité entre les horaires des entraînements et ceux de notre profession, parfois extensifs.

La section propose de jouer au basket dans un environnement qui, d’un côté, se rapproche énormément de celui d’un club (deux entraînements hebdomadaires, matchs le week-end et tournois réguliers) et, de l’autre, prend en compte les impondérables de notre profession. Nous commençons nos entraînements à 20h et nous sommes extrêmement bienveillants envers les retards, absences ou annulations de dernières minutes, qui ne sont que le reflet des exigences du métier d’avocat.

C’est donc un parfait compromis pour nous !

Le fait d’avoir désormais deux équipes engagées en championnat marque-t-il un tournant dans l’histoire de la section ?

Absolument ! Nous étions déjà fiers de pouvoir engager notre première équipe compétitive il y a trois ans de cela. La montée de celle-ci en première division de notre ligue région entreprise à l’issue de la saison 2024-2025 a ouvert les portes à la création d’une seconde équipe, engagée en deuxième division.

Compétitions et cohésion confraternelle

Vous participez au championnat inter-entreprises et au tournoi inter-barreaux avec Lyon et Marseille. Qu’est-ce que ces différentes compétitions vous apportent, sportivement et humainement ?

Concernant le championnat, je dirais que la participation de notre équipe à cette compétition nous permet de jouer régulièrement contre des équipes de qualité. Cela renforce notre cohésion car nous nous retrouvons donc chaque week-end pour jouer ensemble, et partager un moment chaleureux après les matchs.

Concernant le tournoi inter-barreau, il nous permet de tisser des liens avec des confrères et joueurs d’autres barreaux, et de se rencontrer dans la convivialité et le partage.

Vision et perspectives

Quelle est votre ambition au sein de la section basketball du Barreau de Paris dans les prochaines années ?

Je souhaite continuer à prendre du plaisir à jouer au sein de cette équipe, et représenter au mieux le Barreau de Paris lors de nos diverses rencontres.

Plus largement, que diriez-vous à un confrère ou une consœur hésitante pour l’encourager à rejoindre l’équipe ?

Je lui dirais que rejoindre la section est une très belle opportunité pour rencontrer des confrères qui partagent la même passion et que l’équipe est très accueillante et sympathique.

KERIALIS soutient la section basket du Barreau de Paris

La section basketball bénéficie du soutien de KERIALIS, institution de prévoyance experte de la profession d’avocat. Que représente pour vous le fait d’être accompagnés par un partenaire historiquement engagé aux côtés des avocats ?

Je pense que c’est un honneur pour notre équipe de pouvoir être accompagnée par un partenaire comme KERIALIS, institution de prévoyance reconnue et très importante pour notre profession. KERIALIS agit comme un acteur intégré à l’écosystème juridique et pas seulement comme un simple assureur. Nous sommes fiers, chaque week-end, de la représenter lors de nos matchs.

De plus, les objectifs de la section basketball et de KERIALIS sont complémentaires. La prévoyance permet une couverture en cas de problèmes de santé, quand la pratique du basket à la section procure, au-delà du plaisir et de la convivialité, un immense bénéfice pour la santé.

Un partenariat qui a du sens

Entre les parquets du championnat régional et les prétoires du Palais de Justice, Coline Diodonnat illustre avec clarté ce qu’une pratique sportive bien structurée peut apporter à une profession exigeante : espace de décompression, outil de cohésion et moteur de bien-être durable.

La section basketball du Barreau de Paris, passée en quelques années d’une poignée de passionnés à plus de cinquante membres, démontre qu’il est possible de concilier haut niveau de compétition et réalités du quotidien d’avocat à condition d’en avoir pensé chaque détail.

En accompagnant cette dynamique, KERIALIS affirme sa vocation : être bien plus qu’un assureur, un partenaire de la santé et de l’équilibre de vie des professionnels du droit, au quotidien comme sur le long terme.