Doomscrolling : quand l’actualité anxiogène envahit nos écrans

Faire défiler l’actualité en continu sur son smartphone est devenu un réflexe pour beaucoup. Mais cette pratique, appelée doomscrolling, peut avoir des effets négatifs sur la santé mentale et le bien-être au quotidien.
Doomscrolling : quand l’actualité anxiogène envahit nos écrans
Doomscrolling : quand l’actualité anxiogène envahit nos écrans

Le geste est devenu presque automatique : ouvrir son téléphone, faire défiler l’actualité, regarder une vidéo, puis une autre… Ce comportement, appelé doomscrolling, consiste à consommer de manière compulsive des contenus négatifs sur les réseaux sociaux ou les fils d’actualité. Une pratique de plus en plus répandue, qui peut avoir des effets réels sur la santé mentale et le bien-être.

Un phénomène amplifié par les réseaux sociaux

Le terme « doomscrolling » désigne le fait de faire défiler sans fin des contenus souvent anxiogènes sur son smartphone. Ce phénomène est largement favorisé par les algorithmes des réseaux sociaux, conçus pour retenir l’attention le plus longtemps possible.

Résultat : l’utilisateur enchaîne les vidéos ou les publications sans s’en rendre compte et peut passer des heures devant son écran.

Selon certaines études, une large majorité de jeunes reconnaissent pratiquer ce comportement, et la génération Z est particulièrement exposée à ce phénomène.

Des conséquences réelles sur la santé mentale

Si le doomscrolling donne l’impression de s’informer, ses effets peuvent être contre-productifs.

Une exposition répétée à des contenus négatifs peut entraîner :

  • une augmentation du stress et de l’anxiété,

  • des difficultés de concentration,

  • des troubles du sommeil,

  • un sentiment d’impuissance face à l’actualité.

À force de consommer des informations alarmantes (catastrophes, crises ou conflits) l’utilisateur peut développer une vision pessimiste du monde et ressentir une fatigue mentale importante.

La génération Z développe des stratégies pour décrocher

Face à cette spirale, certains jeunes commencent à adopter des stratégies simples pour reprendre le contrôle de leur temps d’écran.

Parmi les solutions les plus efficaces :

  • fixer des limites de temps sur les applications,

  • désactiver certaines notifications,

  • supprimer temporairement les applications les plus addictives,

  • instaurer des moments sans téléphone dans la journée.

Ces gestes permettent d’introduire une pause dans le cycle du scrolling compulsif et de retrouver un usage plus équilibré du numérique.

La prévention, un levier essentiel pour préserver l’équilibre

Le doomscrolling illustre plus largement l’importance de la prévention en matière de santé mentale et de bien-être au travail comme dans la vie quotidienne.

S’informer sur ces comportements numériques et apprendre à mieux gérer son usage des écrans peut contribuer à préserver son équilibre et sa qualité de vie.

C’est la raison pour laquelle KERIALIS propose régulièrement des actions de sensibilisation et de prévention à destination de ses affiliés et des cabinets d’avocats. Ces initiatives permettent d’aborder des thématiques liées à la santé, au bien-être et à l’équilibre professionnel.

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