Arrêt de travail : bientôt limitée à 1 mois ?

À partir de septembre 2026, les arrêts de travail pourraient être limités à un mois, bouleversant les pratiques des salariés et la gestion des absences en entreprise.
Arrêt de travail : bientôt limitée à 1 mois ?
Arrêt de travail : bientôt limitée à 1 mois ?

Le cadre des arrêts de travail évolue en 2026. Face à la hausse des dépenses de santé, les pouvoirs publics souhaitent mieux encadrer leur durée. Une mesure phare se dessine : limiter la durée initiale des arrêts maladie à un mois.

Une limitation inédite de la durée des arrêts de travail

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 introduit un changement majeur :

À partir du 1er septembre 2026, la durée d’un arrêt de travail prescrit pour la première fois ne pourra pas dépasser 1 mois, sauf exception.

En cas de prolongation, chaque renouvellement sera quant à lui limité à 2 mois maximum.

Jusqu’à présent, aucune durée maximale n’était fixée par la loi pour les arrêts maladie. Cette évolution marque donc un tournant important dans la gestion des arrêts de travail.

Un objectif : maîtriser la hausse des dépenses

Cette mesure s’inscrit dans un contexte de forte progression des dépenses liées aux arrêts maladie.

Selon les données du projet de loi, cette hausse s’explique :

  • à 60 % par des facteurs économiques et démographiques
  • et à 40 % par une augmentation du recours et de la durée des arrêts

Le gouvernement souhaite ainsi mieux encadrer les prescriptions, certaines étant jugées trop longues par rapport aux recommandations médicales.

Des exceptions prévues pour les situations particulières

La règle du mois maximum ne sera pas totalement rigide.

Les professionnels de santé pourront déroger à ce plafond s’ils estiment qu’une durée plus longue est nécessaire, à condition de le justifier médicalement.

Des adaptations pourraient également être prévues dans certains contextes, notamment en cas de difficultés d’accès aux soins ou de situations médicales spécifiques.

Un impact concret pour les salariés et les entreprises

Cette évolution va modifier les pratiques, tant pour les assurés que pour les employeurs.

Les arrêts de travail pourraient devenir plus courts, mais potentiellement plus fréquents en cas de renouvellement.

Par ailleurs, d’autres mesures complètent ce dispositif en 2026 :

  • possibilité de visite de pré-reprise dès 30 jours d’arrêt (contre 3 mois auparavant)
  • encadrement global renforcé des prescriptions

Ces changements traduisent une volonté de mieux suivre les arrêts et de favoriser le retour à l’emploi.

Mutuelle et accompagnement : un rôle clé pour les assurés

Dans ce contexte d’évolution des arrêts de travail, la complémentaire santé et la prévoyance jouent un rôle essentiel pour sécuriser les parcours.

Des solutions comme VITAKER, proposée par KERIALIS, permettent d’accompagner les assurés face aux aléas de santé, notamment en cas d’arrêt de travail et en facilitant l’accès aux soins.

Au-delà de la prise en charge, ces dispositifs contribuent à mieux anticiper les risques, à limiter les impacts financiers et à soutenir les assurés dans les périodes de fragilité.

Dans un environnement en mutation, être bien couvert devient plus que jamais un enjeu clé.

Sources : previssimaapicil